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Les indés : ces auteurs libérés, délivrés…

août 21, 2018

Qu’on se le dise, l’édition indépendante le vent en poupe, et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Celle que l’on regardait du coin de l’œil il y a encore quelques années devient petit à petit un nouveau mode d’édition, qui n’a rien à envier à son grand frère plus “classique”.

S’il fut un temps, où la nouveauté de son concept effrayait, générant quelques réticences, il paraît évident que la roue tourne doucement, au fil des parutions indépendantes qui se frayent leur chemin entre les mains des lecteurs, au même rang que les parutions d’éditeurs reconnus.

Mais alors, pourquoi tant d’auteurs se tournent-ils vers l’édition indépendante ? Qu’est-ce qui motive réellement leur choix ?

Il est temps de faire taire les trop nombreuses affirmations mensongères, place aux vérités.

 

 

1. Un choix réfléchi

 

Au diable les portrait d’indés perçus comme des auteurs non reconnus par les gros éditeurs, choisissant ce type d’édition par dépit, à défaut de mieux !

Il faut savoir que la majeure partie des auteurs ayant choisi cette voie, l’ont fait par choix. Un choix mûrement pensé, réfléchi, un choix qui correspondait tout simplement mieux à leur vision de l’écriture, et de l’ensemble d’aspects qui découlent de leur activité.

De plus, un nouveau profil d’auteur, dont je fais partie (le temps de voir mes contrats en cours devenir caduques et de pouvoir me concentrer à 100% à l’indépendance), émerge du décor cartonné de l’édition : ceux que l’on appelle les hybrides. “Kézaco ?” me direz-vous ? Ce sont les auteurs, qui, bien qu’édités au sein d’une maison traditionnelle, ont émis le souhait de s’aventurer, pour une partie de leurs titres, sur les chemins de l’indépendance. Les raisons sont diverses, et appartiennent à chacun, sans doute largement orientées par le vécu qui précède ce choix.
Bon nombre d’entre eux ont même refusé les propositions de grands éditeurs, préférence de loin leur statut d’indépendant.

Donc, non, l’autoédition n’est pas automatiquement un tremplin pour l’édition classique, car pas mal d’auteurs souhaitent réellement sortir de ce système, et non pas y entrer ! 😉
De la même manière, au diable le tissu de mensonges qui implique que les indés ne sont qu’un regroupement d’auteurs dont les éditeurs n’ont pas voulu. La tendance s’inverse, messieurs dames ! Les indés sont de plus en plus souvent des auteurs ne voulant plus de ces éditeurs !

Pour ma part, l’envie de me jeter à l’eau ne ne s’est pas forgée en un seul jour, mais progressivement, après un cumul d’expériences au sein de petites et grosses maisons d’édition, alors que je constatais, sortie après sortie qu’il me manquait clairement quelque chose pour m’épanouir complètement en tant qu’auteur, un je ne sais quoi emprunt de liberté, et la faculté de pouvoir prendre toutes les décisions relatives aux intrigues qui naissaient sous mes doigts. Trop de déceptions, d’erreurs, de manque de professionnalisme, ou parfois même de relations humaines, tout simplement, ont eu raison de ma patience.

Mon parcours au sein des diverses maisons m’a permis d’appréhender l’univers éditorial et de m’enrichir de bagages solides pour mieux appréhender la suite. Les bonnes expériences, comme les mauvaises, m’ont endurcie face aux aléas et autres côtés sombres de ce monde un peu à part. Je ne regrette en rien cette part de mon parcours, dans le sens où je n’aurais sans doute pas eu les épaules assez carrées pour me lancer tête baissée en tant qu’indépendante dès le début. Certains l’on fait, et s’en sont admirablement sortis, petit clin d’œil à Ysaline Feafaol, qui a construit son univers sans ne jamais avoir émis le besoin d’en passer par le circuit habituel des éditeurs.
Pour ma part, ces premières années m’auront apporté un regard nouveau sur l’édition, mais aussi sur l’envers du décor, l’opinion des lecteurs, les attentes de chacun, et j’en sors grandie, n’en déplaise à certains détracteurs. Et c’est désormais sereinement que mon statut d’hybride, costume enfilé dès la sortie de Sons of Alba en février 2016 ( mon premier roman autoédité), tendra à devenir un statut d’autrice indépendante à compter de ce jour, dès lors que mes contrats en cours se termineront. Ce qui signifie, en d’autres termes, que toutes mes prochaines sorties seront autoéditées.

 

 

2. Une plume libérée

 

Premier facteur de motivation, et pas des moindres, depuis longtemps, j’éprouve le besoin d’écrire “autre chose”. “Autre chose” que ce qu’on lit partout, tout le temps. Autre chose” que ce que fait déjà le voisin. Mais écrire une histoire qui sort des clous, ce n’est pas forcément de l’avis d’un éditeur. C’est une prise de risque certaine, elle peut-être sacrément casse-gueule et à moins d’être un de ces auteurs qui vendent des livres avant même de les écrire, personne ne vous suivra sur ce terrain dans le milieu professionnel. Casser les codes, arpenter des terrains encore vierges et donc, sans la moindre idée des retours qui pourraient en découler, voilà qui effraie trop pour que l’on vous l’autorise. Ou bien alors, ce sera un petit oui, barricadé de barrières dressées pour que l’idée générale colle avec les attentes en vogue côté lecteurs. Business oblige, chez un éditeur, votre roman est un produit avant autre chose.
L’écriture étant une passion, j’ai besoin d’écrire les choses que j’aime, de la manière dont je les imagine, au risque de ne pas plaire; en toute honnêteté, lors de la phase d’écriture, c’est le dernier de mes soucis. J’écris par amour, par besoin, pour écouler ces idées qui germent dans ma tête durant des semaines, des mois, avant de prendre la forme de mots. Devoir arrondir les angles d’une histoire au sein de laquelle on a mis tout son cœur, comme s’il s’agissait d’un arbuste à tailler… autant le dire, ça vous zappe le moral.

Alors, quand j’ai découvert, après la sortie du 1er tome de Wild Crows, à quel point le fait de sortir “Enfin” des sentiers battus dans vos lectures vous plaît, je ne peux que m’en réjouir et cela confirme mes intentions : l’indépendance me permet de faire cette “autre chose” auquel je croie tellement. Finis les personnages trop lissés, parce qu’ils se doivent d’être jeunes, beaux et musclés; terminées les histoires d’amour régies par des codes déjà trop vus. Place à la liberté ! Une liberté sans limites, avec comme anges gardiens, mes adorables bêta-lectrices, qui sont toujours à l’écoute et disponible pour me mettre un “holà” lorsque mes idées s’importent trop vite ou trop loin. Mais en aucun cas on ne me demande de changer mon histoire, celle que j’ai pensée, que j’ai aimée, et que je veux vous faire découvrir. Je n’ai pas de deadlines insurmontables à tenir ni de pression inutile. Je me concentre sur ce que j’aime faire, et je le fais à ma manière. Et si c’était ça, le bonheur absolu d’un écrivain ?

 

 

3. Une délicieuse polyvalence

 

Quand on pense autoédition, on oublie bien souvent d’imaginer l’ampleur du travail qui se cache derrière. Il ne suffit pas d’écrire, mais de changer de casquette à chaque étape de l’édition de vos romans, et souvent, de faire appel a des personnes qualifiées autour de soi. On trébuche, quelques fois, puis on apprend de ses erreurs, pour mieux remonter en selle. Chaque chute est aussi riche d’enseignements que les petites victoires grappillées au fil des sorties. C’est enivrant, passionnant, peut-être autant que l’écriture. Vous devenez le chef d’orchestre de tout le processus, de la création du livre à sa sortie, et même après cela. Vous décidez de tout, du travail éditorial, des corrections, de la mise en page, des moyens de diffusion, de promotion, etc. On apprend sur le tas, et on savoure chaque petit moment. Nul n’est infaillible, alors je ne peux que conseiller de bien s’entourer, de faire appel aux bonnes âmes armées d’expérience et de compétences dont vous êtes dépourvu(e) pour mener à bien ce projet qui sera le reflet de votre travail,de  votre personnalité, de vous-même en tant qu’auteur, mais aussi en tant qu’individu.

Ainsi, en tant que passionnée de graphisme depuis plus de 15 ans, c’est un pur bonheur pour moi de pouvoir déterminer et fabriquer mes propres couvertures; devoir me contenter d’une couverture que l’on me propose par défaut dans le circuit classique, je l’ai vécu, et c’est un sentiment d’impuissance terrible. Quelle frustration que de devoir promouvoir son livre chéri avec une image qui ne lui correspond pas où nous déplaît !
En autoédition, vous pouvez choisir de représenter votre histoire à votre guise, en faisant appel à un illustrateur, ou un infographiste,  ou en la réalisant vous-même pour les plus adroits.
Le web regorge de doigts de fée pour ça, je pense notamment à Karen Noléane, Erica Petit, Tiph’s, Nuance Web. (N’hésitez pas à ajouter d’autres contacts en commentaires et je les ajouterais ici).

De même, pour l’avoir vécu, j’ai vu paraître certains de mes romans avec des coquilles et des mises en page désastreuses en dépit d’un travail éditorial auquel j’avais eu une confiance aveugle. Désormais, je maîtrise cet aspect sur mes sorties, et ne manque pas de faire appel à des professionnels pour m’y accompagner. Idem, de nombreux correcteurs consciencieux et professionnels sont là pour vous aider, il y en a pour tous les budgets, tout dépend des attentes de chacun.
Parmi eux, je pense notamment à Oriane Quillqueen, Ma porte plume.
N’hésitez pas à vous faire connaître ou à proposer d’autres correcteurs en commentaires, je les ajouterai.

Enfin, on imagine à tort que l’autoédition se résume à Amazon… ERREUR ! Grâce à de nombreux moyens mis en place de nos jours pour aider et accompagner les auteurs indépendants en plein développement, il est désormais possible d’être auto édité et aussi bien diffusé que bon nombre d’éditeurs, en numérique, mais aussi en broché ! Il existe plusieurs prestataires qui ainsi, peuvent vous aider, chers auteurs, à diffuser vos romans.

Si vous souhaitez élargir votre lectorat hors Amazon, il est tout a fait possible de vendre en direct sur Google Play, iBooks, et kobo/Fnac en numérique.

En bref : vous dirigez le navire, et personne n’interfèrera avec ce que vous prévoyez pour votre “bébé” couvé si longtemps. Libre de savourer chaque étape, en accord avec vous-même.

 

 

4. La place de l’auteur

 

C’est bien connu, l’auteur traditionnel est généralement millionnaire.

Non. Comme le dit Theo James, je plaisante !

Pour ceux qui ne sont pas convaincus de la place injuste cédée à “ce bon vieil auteur” dans le schéma classique de l’édition, la preuve en image …

 

droit auteur répartition

« Le graphique ci-contre prend l’exemple d’un livre imprimé et vendu au prix de 20 euros. Il explique comment se répartissent ces 20 euros parmi les différents partenaires impliqués dans sa production et sa vente. Il s’agit là cependant d’une moyenne, tous livres confondus,  » certains éditeurs proposant des pourcentage bien plus faibles encore aux auteurs, allant jusqu’à 6% du prix de vente.

Image tirée de l’enquête Combien gagne un auteur, par les éditions Humanis.

Je vous invite également à lire cet article réalisé par Iggybook.

En résumé, celui sans qui l’histoire n’existe pas est le plus mal desservi quand il s’agit de rémunérer les compétences de chaque intervenant du processus d’édition classique.

Ainsi, pour un livre vendu 15 €, l’auteur ayant signé en maison, ne percevra qu’entre 0,60 € et 1,5 € par livre vendu. Pour le même livre, un auteur indépendant touchera entre 3 et 5 € par exemplaire broché vendu.

Si on prend le numérique : l’auteur touchera entre 10% et 20% de prix de vente en maison d’édition, contre 70% en indépendant via les revendeurs Kobo, Google et iBooks et 50% pour Google Play…

(Ces chiffres sont à considérer pour les indépendants qui passent en direct avec les plateformes, sans distributeur.)

*Toussote*

Il n’y aurait pas comme un grain de riz coincée dans la roue, là ? Voir tout un sac de riz ? Parce qu’à moins que ces chers autres intervenants n’aient l’idée de pondre un livre, je doute qu’ils soient si méritants… L’image de marcher sur la tête n’aura jamais été si bien illustrer.

Et l’autoédition, dans tout cela ? Quel rapport ?

Nous y voilà. Et je m’en vais vous parler en toute transparence, même si quelques quenottes vont grincer.
Un auteur indépendant ne voit pas son joli camembert départi d’un pourcentage pour l’éditeur. Et si l’on prend l’exemple d’un auteur qui diffuse ses livres via un prestataire pour le papier, la partie des ventes numériques n’est qu’à partager entre la plateforme de diffusion, et lui-même. (Qui bien entendu, doit ensuite déjà déduire pas mal de charges.)
Reste, bien entendu, des frais liés à l’a ouverture, les corrections.

Mais le calcul reste plus à son avantage, et si la promotion est bien gérée, alors le résultat sera bien plus intéressant.
Si l’écriture est une passion, quand elle devient un travail de plusieurs heures par jour, parvenir à en tirer quelques bénéfices est une superbe récompense. Peu d’auteurs peuvent vivre de leur amour pour la plume, mais quelques-uns y parviennent grâce aux opportunités que propose l’édition indépendante.
Pour ma part, je commence à atteindre ce stade cette année, après 14 sorties, dont 7 en auto-édition. Je garde mon travail en parallèle pour l’instant, (même si le rythme devient compliqué à gérer, je me dis que ce sera temporaire) car je le sais trop bien, une saga peut marcher, et la sortie suivante faire un bide, rien n’est jamais figé.

Il n’empêche. Les auteurs qui hurlent que c’est impossible sont donc sans doute désabusés, mais dans l’erreur.
Non, tout le monde n’en vit pas, mais ça ne reste pas moins possible, à force de travail et de persévérance.

 

 

5. Un investissement colossal

 

J’attire néanmoins votre attention sur un point : oui, l’indépendance peut vous correspondre si vous éprouver un besoin évident de liberté, sans peur du vide sous les pieds. MAIS, il vous faut malgré tout prendre conscience de ce que cela implique en termes de travail supplémentaire. On ne crée pas un livre en un claquement de doigts. Aucun de nous n’est expert dans tous les domaines. Et il faut se planter un certain nombre de fois pour s’armer de ressources et de réflexes plus entraînés les fois suivantes.

Quand vous passiez des heures à relire votre manuscrit, et quelques autres à relire les corrections que l’on vous proposait, ce n’était qu’un bref aperçu de l’ampleur du travail éditorial qu’il vous faudra prévoir si vous tentez le coup sur la route de l’indépendance !

Ainsi, à ces heures, ces jours passés sur la préparation en amont d’un roman, ces semaines ou mois d’écriture, vous ajouterez désormais au moins autant de temps pour une relecture, des corrections, voir un second jet, puis sur la mise en page, numérique et brochée, sur l’élaboration d’une couverture, d’un plan de communication, la réflexion en amont, pendant, et après la sortie, sur vos méthodes de promotion, de diffusion, sur le suivi de partenariats et autres services presse, la mise en place de concours, la participation aux salon, la gestion des stocks…

Vous l’aurez compris, si l’indépendance peut devenir une aventure passionnante, elle n’en reste pas moins un investissement colossal, sur une longue durée; autant s’y préparer et bien réfléchir à tout ce que cela implique avant de vous lancer.

Et si malgré tout, votre envie de quitter les voies classiques de l’édition se fait trop pressante, alors bienvenue sur les sentiers de la liberté !

Je vous conseille plutôt deux fois qu’une le livre très complet de Nathalie Bagadey : Autoédition, à vous de jouer !  Tout y est expliqué très clairement, étape par étape. Il m’a été très utile dans mes premiers pas. Son site et également une mine d’or pour ce qui est des informations liées à l’édition indépendante !
Dans la même veine, le site de Jaques Vandroux est riche d’enseignements.

 

 

6. Gare aux crocs pointus

 

Wait, wait, wait…

J’oubliais quelque chose. LE point qu’il ne fallait pas omettre !
Bienvenue dans la jungle des Tarzans de l’édition, mais soyez prévenus ! Bon nombre de personnes, bien intentionnées ou non, observeront un changement évident dans leur manière de vous aborder. Non pas parce qu’il vous restera un bout de liane dans les cheveux, mais parce que selon le sacro-saints des saints de tous les saints (oui, tant que ça !), l’autoédition, non, mais ça ne va pas ? Eh oui ! Ne l’oublions pas, les traditions ont les dents longues en France. Et sous prétexte que quelque chose est établi depuis des lustres, il est de bon ton de ne point le changer.

Comme c’est dommage ! Quelque chose me dit que si vous venez de lire cet article, les règles de bienséances et les sourires pleins de paillettes ne vous atteignent pas vraiment. Vous m’en voyez ravie : derrière les strass et les rictus de circonstances, les coulisses sont parfois bien laids, et mieux vaut s’en tenir écartés ! De toute manière, les détracteurs de l’autoédition, sincères ou non dans leurs idéaux, se chargeront bien vite de vous interroger quant à ce choix un brin atypique. Et vous verrez, quelle saveur délicieuse de leur servir sur un plateau d’acier des motifs qu’ils n’avaient pas même imaginés dans leur manière de suivre le mouvement sans se poser de question.

L’autoédition se propage, et comme partout, on trouve du bon, du mauvais, de l’excellent aussi. Au diable les aigris !

Place au bonheur d’une liberté assumée !

N’en déplaise à ceux qui tirent à vue par… par quoi, déjà ? Ah, oui, par jalousie ou méconnaissance ! ☺

 

 

En bref

 

Il y a ce petit quelque chose de rock’n’roll dans l’indépendance, ce besoin de lever le majeur face à l’industrie du livre qui ne correspond plus forcément aux attentes de ses auteurs, voire parfois même, de ses lecteurs. Un cri du cœur qui livre un ras-le-bol quant à ces livres qui se ressemblent, ces histoires aseptisées et ces cases dans lesquelles il faut se contorsionner. Il semblerait que la voie de l’indépendance devienne une option de choix pour beaucoup d’auteurs, usés par un système qui les dessert si mal et qui priorise les chiffres sur le relationnel, y compris envers les lecteurs.

La mauvaise image d’autrefois tend à disparaître. Oui, publier un livre peut se faire en un claquement de doigt, mais à l’heure où les gros éditeurs enchaînent des sorties à un rythme fous, et dont le contenu laisse de plus en plus souvent à désirer, il s’avère bien faible et désuet cet argument propre aux opposants de l’autoédition.

La tendance s’accroît, et de plus en plus d’auteurs se tournent vers elle. Dans cette même mouvance, de plus en plus de possibilités et de services sont proposés pour accompagner ce nouveau modèle d’édition.

L’offre des indépendants tend à devenir aussi complète que l’offre des éditeurs, ce qui n’est pas toujours au goût des principaux intéressés.

Alors, toujours avec ce sourire un poil effronté, je me délecte de cette belle avancée et savoure chaque nouvelle journée en tant qu’auteur indépendant.

 

 

Et vous, chers lecteurs, lisez-vous beaucoup d’auteurs indés ?
Amis auteurs, comment vous situez-vous par rapport à l’édition indépendante ?

 

auteurs indépendants

 

 

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  1. Magnifique article, vraiment. Ça confirme absolument mon choix d’être très bientôt auto éditée. Tous les points que vous abordez donnent la “niac” pour réussir et avancer. Vous faites un super travail de communication pour votre dernier livre qui est sorti, sur Facebook. De beaux visuels ect…
    Très bonne continuation et surtout merci

    1. Bonjour Sophie, et merci infiniment pour ces mots !
      C’est vrai que c’est tellement épanouissant de tout gérer comme on l’entend ! Alors certes, parfois, on commet des erreurs, et on apprend sur le tas, mais c’est enrichissant et on le fait avec passion, donc ça va dans le bon sens ! ♥
      Merci encore et bonne route, alors ! Au plaisir de suivre l’avancée de vos projets !

  2. YES !! Je savais que toi et moi avions la même vision de l’édition indépendante (je préfère ce terme 😉 ). C’est vrai, je n’ai jamais rien soumis à un éditeur, je me suis lancée bille en tête, et hop, roule ma poule !!
    Tout moi, ça…
    Mais je suis libre !! De faire de ce que je veux, d’écrire ce que je veux, et avec moi-même si ça me chante (puisque j’ai deux noms de plume), et je gagne beaucoup, beaucoup plus qu’un auteur en ME (en plus, ça tombe tous les mois).
    Et vive l’indépendance !!

    1. Yes, exactement ! L’indépendance, quel pied ! J’avais oublié le petit plus des retombées mensuelles ! Ce n’est pas négligeables quand certaines maisons ne payent leurs auteurs qu’une fois par an, sans même un à-valoir au début.

  3. Merci pour ton enthousiasme qui fait plaisir à voir. Je suis 100% d’accord pour la diversité, les revenus etc.
    En ce qui concerne cette afaire de manque de reconnaissance, je pense qu’un indé, c’est comme une petite ME, il faut se faire sa ligne éditoriale et sa renommée qualité.
    Pour ce nouveau nom de plume, je ne décrocherais pas de l’autoédition mais je me permets de nuancer pour les petits nouveauxauteurs indés.
    Il y a tellement de monde qui s’auto-édite que c’est devenu très difficile de sortir du lot. Ton expérience d’auteur hybride t’as apporté bien plus que des connaissances. Cela t’a apporté aussi un lectorat. Une base de personnes qui te soutiennent quand tu sors un livre. Et sans cela, tu aurais peut-être beaucoup plus de mal à faire décoler tes livres dans les algorithmes d’amazon and co.
    Je commence de zéro et crois-moi que je dois ruser 😉
    Bref, une bonne petite ME qui apporte un lectorat c’est pas mal aussi. Je pense justement à l’hybridation pour agrandir mon lectorat.
    Profite de l’indépendance! Tu as tous les atouts pour réussir 😉

    1. Merci Chani !
      Je dis bien en effet que l’expérience en ME à été bénéfique pour moi, sans m’étendre plus sur ce vaste sujet, car il y a eu aussi beaucoup de déception.
      Mais en effet, j’ai commencé à me faire un petit lectorat avec mes premières publications, et donc en ME. En revanche, il s’est bien plus agrandi avec mes sorties en AE ensuite qu’avec le nom d’un grand éditeur.
      L’hybridation semble convenir à pas mal de monde, j’espère que tu trouveras ton bonheur !

  4. Merci pour ce bel article !
    L’édition indépendante et vraiment le choix de la liberté pour moi. D’autant plus pour mes albums jeunesse dans lesquels j’aborde des sujets souvent “politiquement peu corrects”…

    1. Oh, oui ! Ces thèmes que des ME ne voudraient pas aborder, trop risqués sans doute…
      Pour ma part, aucun éditeur ne m’aurait autorisé à prendre des personnages d’âge aussi mûr pour Wild Crows, et quand à la romance que je compte y instaurer, elle aurait aussi fait grincer des dents de part son côté peu conformiste !
      C’est justement là que j’adore cette liberté d’écrire !

  5. Je me retrouve bien là. C’est un très bon article bien détaillé qui mérite d’être diffusé partout pour éclaircir certaines choses.

  6. Que dire de plus à part que tu n’as rien oublié dans ton article.
    La liberté, y a rien de telle pour pouvoir apprécier l’écriture et la lecture à sa juste valeur.
    Merci pour cet article qui remet les choses en place.
    Belle journée à Toi !
    Larème

  7. J’ai beaucoup apprécié cet article! Bravo! 👏🏻Celui-ci explique bien L’autoédition avec ses avantages et les petits tracas de ce projet. Mais, il et vrai qu’en temps qu’auteur avec une autre vie scolaire à gérer, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Or, si on se met à 200% là-dessus et que l’on ne fait rien d’autres à côté, je trouve que cela est une très bonne idée!😄😉

    1. Je l’ai fait avec un plein temps à côté pendant 2 ans. Actuellement, je ne travaille pas, mais pour d’autres raisons, et cherche un mi-temps pour équilibrer les choses. Mais bon nombre d’auteurs indépendants travaillent à plein temps à côté. Il est vrai que cela représente un sacré investissement en terme de temps.

  8. Merci pour cet articke qui raisonne avec ceux que j’ai publié. Etant moi même autoéditée, je ne regrette rien.
    Certes, mon roman se vends très peu. Mais il reste apprécié, il était important pour moi de le publier et surtout il me permet de mieux cerner les attentes des lecteurs et de comprendre, d ‘une certaine manière, le monde de l’édition.
    La manière dont ce passent les choses me convient.
    Et ça ne m’empêche pas de rêver au traditionnel pour que je serais prête à lâcher mon “bébé”.

  9. Très bel et réaliste article ! Instructif, et va droit au but. L’auto-édition n’a pas encore la visibilité qu’elle mérite. Mais elle gagne du terrain. Grâce à des gens comme toi, elle se fera sa place au soleil malgré et en dépit des obstacles ! Alors bravo et serrez-vous les coudes !

    1. Merci beaucoup pour ce message Soumya !
      De tels avis donnent du baume au cœur !
      Depuis que je baigne dans le milieu des indés, je découvre pas mal d’entraide et de solidarité, c’est top pour avancer de concert et faire notre place dans le panorama littéraire.

  10. Excellent article presque jouissif à lire ! Je me retrouve absolument dans ton parcours et tes choix, et oui l’AE est une force en mouvement, la créativité a trop longtemps était étouffée par les ME mais elle trouve toujours une voie afin de s’exprimer, et la voici : l’auto édition 😃
    Être auteur indé n’est plus une honte, une maladie proche d’une MST, non aujourd’hui c’est une force et nous auteurs Indés nous sommes debouts et nous avançons. C’est une aventure formidable à laquelle j’invite le public à participer : venez découvrir les pépites de l’AE vous pourriez bien être surpris…
    En tout cas bravo et MERCI pour ce magnifique article qui remet les choses en perspective, et ça fait du bien !

  11. Je me reconnais tout à dans ce portrait !
    Cela a toujours été un choix, l’indépendance, un choix que je n’ai jamais regretté. 💖
    Un autre argument en faveur de l’autoédition est… le stock. Chez les ME classiques, un livre a une durée de vie très courte (faut faire de la place aux autres titres) et peut finir au pilon (cad détruit). 😱
    En autoédition avec impression à la demande, 1) pas besoin d’avoir de stock 2) les titres les plus anciens continuent à se vendre, et même très bien parfois. 😎

    Merci de m’avoir citée, en tout cas. Je suis ravie si j’ai pu t’aider !
    Belle continuation à toi !

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