Hep’s ! Un extrait de Wild Crows #1 Addiction, ça vous tente ?
Alors, let’s go !
« Le shĂ©rif toisa tour Ă tour chacun des hommes prĂ©sents, avant de retourner dans sa Jeep, visiblement agacĂ©e par le mutisme de mon pĂšre. Juste avant de repartir, elle ouvrit la fenĂȘtre afin de leur adresser un dernier message.
â Jerry, vous en avez conscience, nâest-ce pas ? Le jour oĂč tout va merder, vous prĂ©fĂ©rerez ĂȘtre en bons termes avec moi⊠ne jouez pas au con, cela ne nous mĂšnera nulle part. Ni vous ni moi. Nous voulons la mĂȘme chose. Nous voulons ce quâil y a de mieux pour Monty Valley. Nos moyens divergent, nos points de vue aussi. Ă vous de voir si vous ĂȘtes prĂȘts Ă coopĂ©rer pour Ă©viter le pire.
Le moteur ronfla, puis un crissement de pneu se fit entendre alors quâelle quittait les lieux. Jâentendis Ash soupirer de soulagement.
â CâĂ©tait quoi, ça ?
Mon pÚre grimaça, ne sachant sans doute pas comment répondre à ma question.
â Ăa, dit-il, le regard encore fixĂ© Ă lâhorizon, câĂ©tait une journĂ©e comme les autres au club. Tu tây feras.
Il semblait ĂȘtre sĂ»r de lui. Assez sĂ»r pour deux. Tant mieux, car soudain, je doutais de ma motivation. Ses deux amis vinrent finalement jusquâĂ nous.
â Fallait sây attendre, glissa Billy.
â Mouais, grogna Jerry.
Il me détailla un instant.
â Jâimagine que tu te poses pas mal de questions. On en reparle Ă ton retour.
Ou comment expĂ©dier un sujet dĂ©licat. Je nâen dĂ©mordrais pas, il ne sâen tirerait pas si facilement. Sâil voulait que je partage sa vie, il devrait se montrer honnĂȘte envers moi. Il ne sâagissait pas dâune clause nĂ©gociable.
â OK.
La seconde suivante, il avait dĂ©jĂ tournĂ© les talons pour aller sâenfermer dans le petit bureau du garage. Je le vis donner un coup dans la paperasse qui sây trouvait en grognant. Pour quelquâun qui nâavait rien Ă se reprocher, la visite du ShĂ©rif lâavait bien perturbĂ©, tout de mĂȘme. Je me demandai dans quel foutoir jâavais acceptĂ© de mettre les pieds en dĂ©cidant de rejoindre ce pĂšre que jâavais toujours voulu connaĂźtre. Le timbre Ă©raillĂ© de Ash me fit sortir de mes rĂ©flexions.
â Hier soir, je tâai dit quâon tâexpliquerait les rĂšgles qui sâappliquaient Ă la vie du club. Ăa commence aujourdâhui, ma jolie. RĂšgle numĂ©ro un : moins tâen sais, mieux tu te portes.
Je lâobservai, intriguĂ©e par sa mise en garde. Il poursuivit ce curieux apprentissage.
â RĂšgle numĂ©ro deux : si ça sent la merde, si ça ressemble Ă de la merde, câest que câest de la merde. Tiens-toi Ă©loignĂ©e. Ne pose pas de question. Rapport Ă la rĂšgle numĂ©ro un.
Je le dĂ©visageai Ă prĂ©sent. Et hormis le bleu intense de son regard, rien chez lui nâinspirait confiance. Les traits secs et marquĂ©s de son visage lui confĂ©raient lâair dâune brute, et ses boucles noires en bataille, celui dâun fou. Il me fixait avec une telle insistance quâil mâeffrayait. Je compris quâil attendait ma confirmation, celle qui lui prouverait que jâavais bien captĂ© le message.
â Jâai pigĂ©, câest bon.
Non, ce nâĂ©tait pas « bon » du tout, mais ça, je le garderais pour mon pĂšre, plus tard. Ash parut soulagĂ©, et Billy vint en renfort.
â Pour ton bien, Joe, sache quâici, les femmes restent en dehors des histoires.
â Tant mieux, lui assurai-je amĂšre. Je nâai pas traversĂ© lâĂ©tat pour si peu. Je vous laisse gĂ©rer vos « merdes ».
Sur ce, je tournai les talons, remontĂ©e contre ces pseudo-avertissements, et la trouille au ventre, câĂ©tait une certitude. Les Wild Crows nâĂ©taient pas de simples amateurs de motos, je venais dâen avoir le cĆur net. Restait Ă voir ce que mon pĂšre sâautoriserait Ă me confier. JusquâoĂč son dĂ©sir de me voir Ă©voluer Ă ses cĂŽtĂ©s jouerait sur sa sincĂ©ritĂ© ? Je ne tarderais pas Ă le dĂ©couvrir. »
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